Sur l’île de Chypre vivait un roi du nom de Pygmalion. C’était un homme extrêmement talentueux dans l’art du sculptage. Les femmes étaient émerveillées à la vue de ses œuvres tant elles étaient belles. Toutes rêvaient d’être un jour la femme du roi. Mais Pygmalion refusait constamment leurs avances. En réalité on peut même dire que ce roi méprisait les femmes. Il trouvait toujours en elles des défauts, la jalousie, la cruauté, la vanité etc. Pour lui aucune n’était parfaite et n’avait le mérite de partager la couche du roi. Au lieu de s’abandonner aux plaisirs charnels, Pygmalion s’enfermait dans son atelier, seul, afin de réaliser ses œuvres. Un jour l’envie lui prit de modeler la plus belle de toute les statues jamais sculptées à ce jour. Il voulait que son œuvre soit le reflet de la femme parfaite, de la splendeur incarnée. Après des mois et des mois de travail, le roi avait enfin achevé sa statue. Elle était d’une beauté incomparable, jamais la nature en créa de semblable. Elle était sculptée dans de l’ivoire blanc avec des contours parfait, un lissé impeccable, la statue était douce et rayonnante. Pygmalion peaufinait de jour en jour son œuvre jusqu’à ce qu’il fut impossible de construire quelque chose de plus parfait. Une fois le travail terminé, le roi se recula et contempla son œuvre. Jamais il n’avait vu quelque chose d’aussi beau, jamais il n’eut rencontré une femme aussi parfaite. Il se mit alors à la fixer longuement, à l’admirer, la toucher, l’embrasser. Pygmalion était tombé complètement amoureux de cette femme irréelle. Chaque jour il lui offrit des fleurs, la couva de baisers, l’orna de bijoux. Sous l’emprise de l’amour, le roi devint fou, il parlait à sa statue, l’embrassait et la couchait même à ses côtés. Mais l’amoureux dû se faire une raison, la femme de ses rêves, n’était qu’ivoire, immobile et dénuée de sentiments. Rempli de tristesse, le roi se rendit dans le temple d’Aphrodite où eu lieu les sacrifices afin de célébrer la déesse. Là-bas il implora l’icône de l’amour et de la beauté de lui envoyer une femme aussi belle et aussi parfaite que la statue qu’il eut créée. Emue par cette requête et conquise devant le talent de Pygmalion, Aphrodite fit le nécessaire pour combler le bonheur du roi. A son retour chez lui, le jeune homme contempla une dernière fois sa statue, une larme coulant sur ses joues à l’idée d’abandonner un amour impossible. Puis il déposa un ultime baiser sur les lèvres de sa merveille. Il la serra dans ses bras et soudain il sentit des veines palpiter, une peau tiède. D’un mouvement de recul, Pygmalion aperçut sa femme s’animer. Fou de joie il l’enlaça et la femme rougit, ses yeux brillèrent. Pygmalion décida de nommer sa dulcinée Galatée et peu de temps après ils se marièrent en présence d’Aphrodite.

Neuf mois plus tard, Galatée tomba enceinte et donna naissance à une ravissante jeune fille, Paphos, dont une cité de Chypre conserve encore le nom.

Pygmalion_and_Galatea_1

Pygmalion et Galatée